Démarches d’immigration

Premières démarches

Dans un premier temps je vous conseille d’étudier les aspects administratifs avec l’évaluation préliminaire de votre dossier de ”postulant immigrant” en répondant au questionnaire type :
www.immigration-quebec.gouv.qc.ca ce point est à aborder en priorité.

Il s’agit en fait d’une pré-évaluation en vue d’une future sélection des candidats (CSQ = Certificat de Sélection du Québec) le gouvernement du Canada considérant que l’acceptation sur son sol d’un immigrant est un privilège, pas un droit.

Si vous passez positivement ce test vous devrez vous documenter et il existe deux bonnes brochures que vous vous procurerez gratuitement :

”Apprendre le Québec” du Ministère de l’Immigration et des communautés culturelles
www.micc.gouv.qc.ca

”Guide de l’immigration au Québec” de l’UFE
www.neopol.ca

Vous pourrez également vous renseigner auprès de la Délégation générale du Québec à Paris : www.mri.gouv.qc.ca/paris/

Ces préalables pourront vous peut-être vous paraître assez longs et fastidieux mais ils sont indispensables : autant en être averti et bien informé dès le départ.
Ensuite pour tous les problèmes de la vie courante l’AFQ sera présente pour répondre à vos questions et vous apporter notre aide bénévole pendant vos démarches administratives – prévoir une durée d’un an environ - puis lors de votre arrivée au Québec.

Georges Mosser, Accueil Français de Québec

Universitaires, Stagiaires et séjours temporaires

De tout temps, étudiants français et québécois ont eu envie de traverser l’Atlantique pour voir un peu ce qui se faisait de l’autre côté. Les Québécois attirés par cette culture pluriséculaire dont ils sont en partie issus, les Français fascinés par les infinies possibilités du continent américain, enjolivées, si c’était nécessaire, par un État québécois de langue française mais de technologie anglo-états-unienne, par les grands espaces, par la nature à portée de la main, par la disponibilité des professeurs, par l’ accessibilité des bibliothèques et par les programmes originaux introuvables en France et adaptés à la mondialisation.

Universités
Échanges : il existe des programmes d’échanges bilatéraux entre certaines universités ou certaines grandes écoles françaises et universités québécoises (consulter son institution d’enseignement). Certaines universités françaises voient d’un bon œil leurs étudiants partir faire une partie de leur maîtrise au Québec. Pour les étudiants en cours d’études de 3e cycle, il s’agit de se trouver un professeur qui accepte de diriger une thèse de doctorat en co-tutelle.
Les Français peuvent rester inscrits dans leur université s’ils viennent pour un court séjour (un trimestre ou deux par exemple). Il ne leur en côute pas cher; ils restent inscrits dans l’université française (pas cher de scolarité). Ils participent au programme de la CREPUQ (Conférence des recteurs et des présidents des universités québécoises). Consulter le site de la CREPUQ (www.crepuq.qc.ca) ou celui du Centre de coopération interuniversitaire franco-québécoise (http://ccifq.org).

Cursus complet : pour venir étudier au Québec sans nécessairement passer par une institution française, il faut faire une demande d’inscription pour l’année universitaire automne 2007-hiver 2008, à la fin de l’année civile 2007 ou au tout début de l’année civile 2008, puis demander à la Délégation générale du Québec à Paris un certificat d’acceptation du Québec qui permettra à l’Ambassade du Canada de donner un visa d’études. Le tout demande du temps.
Assurance-maladie : En application de l’entente en matière de Sécurité sociale, les Français bénéficient de la même couverture sociale que les Québécois (mais moins généreuse que la Séc.Soc.). Les étudiants français devront présenter, dès leur arrivée en Québec, le formulaire SE-401-Q-102 (ou SE-401-Q-106 s’ils font partie d’un échange étudiant et SE-401-Q-104 s’ils effectuent un stage non rémunéré en entreprise) auprès de la RAMQ (Régie de l’assurance maladie du Québec). Ce formulaire est à retirer et à faire viser avant le départ par votre caisse de Sécurité sociale en France.
Visa étudiant/stagiaire : les étudiants admis à poursuivre une partie de leurs études dans le cadre d’un programme d’échanges ou d’un cursus complet doivent obligatoirement obtenir un « visa étudiant ». Les étudiants se rendant au Québec pour y effectuer un stage, doivent obligatoirement et quelle que soit la durée de leur séjour, faire apposer un « visa stagiaire » sur leur passeport. Les démarches sont à entreprendre environ 8 semaines avant le départ auprès de : http://www.amb-canada.fr et, dans le cas des étudiants, après le processus d’entente avec l’université québécoise et l’obtention du Certificat d’acceptation du Québec
Frais : Les étudiants français qui ne font pas partie de programmes d’échange, paient le même tarif de scolarité que les étudiants québécois et bénéficient ainsi d’une énorme réduction des frais de scolarité appliqués aux étudiants étrangers. Le taux de base est d’environ 1200$ par trimestre d’études.
Étudier au Québec coûte cher : scolarité, frais afférents, pas de restaurants universitaires, ni de tickets universitaires (mais on peut louer un petit frigo dans les résidences universitaires et il existe des cuisines collectives dans certaines résidences). Retenir de bonne heure sa place en résidence universitaire : il n’y a pas de place pour tout le monde et, si le gîte est simple et bon marché, il n’en est pas de même dans les appartements en ville. En revanche, il peut être avantageux sur le plan de l’intégration d’être co-locataire avec des Québécois, ce qui demande une faculté d’adaptation normale.
Bien vérifier : Pour un doctorat tout québécois, par exemple, le Canada, et donc le Québec, peuvent exiger si vous voulez rester en été une inscription à plein temps, même si vous ne vous consacrez pas à votre thèse tout l’été, mais ces frais de recherche grugent un budget déjà maigre, par définition.
« Petits boulots » : Depuis peu, les étudiants étrangers ont le droit de travailler pour gagner de l’argent pendant un nombre d’heures limité par semaine, en dehors de l’université québécoise d’accueil, ce qui n’était pas le cas jusqu’à tout récemment. (En effet, les étudiants étrangers étaient alors tenus de ne travailler contre rémunération que dans leur institution québécoise d’accueil.) Cette dernière facilité simplifiera les séjours plus longs et leur financement.

Une erreur à ne pas commettre : louer un appartement entre Français et ne pas se lier avec les Québécois. Ce serait la meilleure façon de ne connaître ni la culture, ni les Québécois, et de passer à côté d’un enrichissement certain. Nous avons tous connu des Français qui, pour chacune des courtes semaines de lecture, fuyaient vers New-York ou la Floride, et qui repartaient en France pour les vacances de Noël. Dommage! Ils auraient pu être invités dans une famille accueillante et découvrir des régions rurales ou éloignées peu banales.

Stagiaires : On peut passer par l’Office franco-québécois de la jeunesse (www.ofqj.gouv.qc.ca) ou par d’autres institutions (ex. : Sesame dans le domaine agricole: www.agriplanete.com), qui permettent ce genre de séjour. Quelques écoles supérieures gèrent leur propre système.
Attention! Si on décide en fin de stage de ne pas rentrer en France et, de ce fait, d’ignorer son billet de retour, on n’est plus couvert dès la fin du stage par l’assurance maladie et on se trouve alors en situation illégale au Québec, avec des conséquences désastreuses si l’on envisage justement d’immigrer au Québec.

Séjours temporaires
VIE : Stage rémunéré en entreprise www.civiweb.com (moins de 28 ans)
PVT : Permis vacances travail = Visa offert par le Canada pour un an, qui permet de visiter le Canada tout en faisant de « petits boulots ». (moins de 35 ans).
PTT; Les conjoints de « post-doc. » peuvent obtenir un permis de travail temporaire restrictif, dont certaines des restrictions peuvent être levées à certaines conditions.

Bien se renseigner avant de partir. Voir les sites du Québec (www.immigration.quebec.fr et www.micc.gouv.qc.ca , où l’on peut télécharger le guide : Apprendre le Québec et où des sections étudient les cas particuliers; « Étudier au Québec », « Visiter le Québec », « Immigrer au Québec »), du Canada (www.amb-canada.fr), du Consulat général de France à Québec (www.consulfrance-quebec.org , dont le Guide des ressortissants français à Québec) et de Montréal. En France voir le site de la Maison des Français de l’étranger (www.mfe.org).

N.B. : Liste non exhaustive et sujette à changement : les politiques évoluent parfois très vite.

Françoise Tétu de Labsade, Juin 2006

  • L’ANAEM devient OFII par décret du 25 mars 2009, paru au JO le 27 mars 2009.